Un jeu qui parle de la Première Guerre mondiale, où l’on ne tire sur personne, avec le style graphique d’une peinture impressionniste. Voilà un concept très engageant pour 11-11: Memories Retold.

En effet, le titre possède un style magnifique, cependant entaché par une technique en retrait et une mise en scène inconsistante. S’il lui arrive d’avoir des plans magnifiques, ceux-ci sont discrets, restent peu de temps à l’écran, et sont rarement là pendant des phases de gameplay. Pour résumer, ce n’est vraiment pas bien mis en valeur.

Question gameplay, celui-ci est changeant. Il n’y a pas vraiment de gameplay à proprement parler, il est dépendant de la situation. Il faut parfois contrôler différents personnages tour à tour pour progresser, de la même manière qu’un Soldats Inconnus. La similarité ne s’arrête pas là, car les deux jeux sont extrêmement similaires. Mais dans 11-11, tout est balbutiant, on sent un manque de finition flagrant, avec un résultat final qui ne marche pas très bien. Par exemple, un des personnages est photographe : j’aurais aimé un gameplay basé là-dessus, plus clair, plus intelligent.

Il m’est arrivé régulièrement de ne pas comprendre ce que le jeu attendait de moi et de tourner en rond ; tandis qu’à d’autres moments je voulais un peu plus prendre mon temps, mais parler à un personnage avant un autre enclenche la suite de l’histoire. J’ai dû louper une bonne partie de ce qu’il est possible de voir à cause de cela.

Quant à l’histoire, elle dérive vers quelque chose d’invraisemblable, qui ne m’a vraiment pas plu. On dirait que 11-11 a essayé beaucoup de choses, et c’est tout à son honneur : malheureusement, ça ne marche pas souvent tout en empruntant beaucoup à Soldats Inconnus, alors autant jouer à ce dernier !