Tel père, tel fils expose une vision contrastée entre deux familles que tout oppose : d’un côté celle qui incarne la réussite sociale à la japonaise, et de l’autre une famille plus modeste, plus terre à terre. Elles sont contraintes de se rapprocher, leurs enfants ayant été échangés à la naissance. Cela donne alors lieu à une rencontre imprévue, jonchée de tension et de visions du monde différente. Œuvre à portée sociologique, elle n’échappe cependant volontairement pas aux clichés, avec deux visions caricaturales, poussées à l’extrême, où le parti pris est évident. Se plonger dans ce film, c’est s’immerger dans un slice-of-life très réaliste, à la réalisation léchée, et réfléchir à cette question qui n’a pas de réponse : que faire si on découvre que notre enfant n’est pas notre vrai enfant, et qu’il grandit actuellement dans une autre famille ?