NieR:Automata est un beat them all hybride avec un shoot them up. Que ce soit par l’alternance de phases entre l’un et l’autre, ou parfois tout simplement parce que l’on est enseveli de bullets à la troisième personne. De ce point de vue, le jeu essaye beaucoup de choses, parfois réussies, parfois moins.

En effet, à travers le jeu, on contrôle 3 personnages différents. Deux en beat them all hybride, et un entièrement en shoot them up. Avec ce personnage, ces phases deviennent répétitives et lassantes. De plus, étant le seul à pouvoir débloquer des éléments du monde, on aura malheureusement tendance à l’utiliser en priorité pour explorer dans le post-game.

En parlant d’exploration, l’autre point où le jeu pêche, c’est sur son open-world design. Celui-ci n’est pas particulièrement intelligent et un certain nombre de missions annexes consistent à se déplacer d’un point A à un point B. Est-ce que c’est commun à la majorité des open-worlds ? Oui, mais cela reste néanmoins dommage. Et techniquement, le jeu n’est pas joli. Il souffre de graves soucis visuels, comme des textures floues ou un anti-aliasing quasiment inexistant.

Néanmoins, l’esthétique est léchée, et la divine musique ne fait qu’embellir ce monde post-apocalyptique peuplé de machines qui veulent notre peau (ou pas). Car oui, malgré ces défauts, ce jeu est une pépite rare. Le gameplay beat them all permet à n’importe qui de le prendre en main et de commencer à faire des actions sympathiques, et les joueurs plus expérimentés pourront commencer à faire des combos invraisemblables. Cela rend le déplacement dans le jeu à base de tatane très agréable. Les missions annexes, même si elles ne sont pas toujours très intéressantes mécaniquement, sont géniales question world-building.

L’histoire quant à elle est vraiment très intéressante, extrêmement bien écrite. On n’est pas dans un scénario classique post-apocalyptique, mais dans une réflexion qui touche à des sujets philosophiques comme le concept d’existence ou  d’humanité. Sans oublier les extravagances japonaises qui donnent un côté très divertissant et touchant à tout cela.

Enfin, le dernier point marquant est à quel point tout s’imbrique parfaitement bien. Des éléments qui pourraient sembler banals au début deviennent important et sont exploités par la suite. Tout a été réfléchi et méticuleusement placé à un endroit pour une raison, et il y a de nombreuses variations de gameplay et d’interface à travers le jeu, qui ont dû demander un sacré boulot.

Mon petit conseil pour finir : le prologue est assez compliqué. C’est probablement l’une des phases les plus dures du jeu, car on n’a aucun item, il n’y a pas de checkpoints et on sait à peine comment jouer. S’il est trop compliqué et qu’il vous frustre, n’hésitez pas à jouer en easy le temps de comprendre les mécaniques de jeu : on ne peut quasiment pas mourir à cette difficulté, et on peut la changer à tout moment, sans aucune incidence sur quoi que ce soit d’autre. Maintenant, n’attendez plus et allez jouer à mon premier coup de cœur de l’année 2019 !