Par Madoka Trilogy, j’entends la série de films Mahou Shoujo Madoka★Magica, composée par Beginnings, Eternal et Rebellion. Les deux premiers films adaptent la série quasiment à l’identique, coupant les longueurs, et sont ainsi un très bon moyen de la regarder en meilleure qualité que lors de sa diffusion. Le troisième film, lui, se passe après la fin de la série, alors que celle-ci semblait indiquer qu’il ne pouvait pas y avoir de suite possible.

Dès le début du troisième film, on sent le plaisir que les animateurs ont eu à le faire. Clairement, c’est un spectacle qui ne discontinue pas, où tout est perpétuellement en mouvement, un petit bonheur qui ne cesse de se renouveler. L’esthétique Shaftienne est poussée à son paroxysme, avec ses proportions invraisemblables, des villes qui n’ont aucune logique, des plans iconiques.

Quant à l’histoire… ce que je reprochais historiquement à Madoka, c’était sa fin assez convenu, trop prévisible et qui aurait pu arriver bien avant dans l’histoire, très simplement. Ici, il y a un build-up créé dessus, qui montre que tout n’est pas aussi simple que cela. C’est en quelque sorte un gros doigt d’honneur à cette fin, qui présente des choses très intéressantes, mais n’arrivera pas à satisfaire tout le monde. Personnellement, je trouve des choses à redire aux dernières minutes du film, mais suis globalement satisfait par la décision prise. Madoka remonte dans mon estime, et ces trois films sont recommandés.