Steins;Gate ne nécessitait pas spécialement de suite, car la première série se suffisait excellemment bien à elle-même. Mais l’avantage quand on parle de voyage temporel, c’est que l’on peut toujours rajouter des évènements sans vraiment casser la continuité de l’histoire.

Cette nouvelle série se déroule un an après la fin de la précédente. Elle introduit de nouveaux personnages, et, dès le premier épisode, une technologie du nom d’Amadeus permettant de stocker la mémoire d’une personne sur un ordinateur et d’interagir avec.

Mais après avoir fait cela, et plutôt que de se concentrer là-dessus, la série réussit à introduire en permanence de nouveaux éléments sans être intéressante pour autant. En effet, le ton dramatique ne marche pas, de nombreux évènements sont prévisibles, et l’alchimie entre les personnages ne prend pas, alors qu’il n’y a quasiment que du slice of life.

C’est cependant le thème de la série : une sorte de tristesse permanente, mais ça ne fonctionne pas suffisamment bien pour ressentir une forte émotion qui dépasse l’ennui.

Les évènements à la fin sont prenants, eux, et font écho à la première série. C’est à ce moment là où l’on peut se rendre compte de ce qui marchait bien avant, et pourquoi ça ne colle plus.

N’ayant pas joué au VN, je ne saurais dire si la qualité bien inférieure de cette suite vient du script ou de l’adaptation. Mais en écrivant cet article et en me remémorant les épisodes, je me rends compte du gâchis à passer trop de temps sur des personnages qu’on oublie aussitôt, auxquels on ne peut s’attacher, pour au final avoir un gloubi-boulga médiocre. Dommage.