Un renard qui court dans la forêt, quelques screenshots à la colorimétrie envoutante et me voilà en possession de The First Tree. Et il faut reconnaître que le développeur a su méthodiquement choisir ses screenshots ! Car nous sommes là en présence d’une belle purge intergalactique, de tous points de vue.

Le niveau technique est tellement à la ramasse qu’il ferait pâle figure aux côtés de mes projets étudiants, avec de larges environnements complètement vides, du popping, des textures floues et j’en passe. Tout est moche, rien ne marche correctement. Le gameplay, quasiment inexistant – ce qui n’est pas un mal –, est absolument désagréable : on se perd, les sauts sont cassés… Allez, la musique, elle, est sympathique.

Et sinon, qu’est-ce qu’est censé être ce jeu ? Tout simplement une personne qui raconte une histoire inintéressante sur la mort de son père pendant que l’on joue une renarde qui va chercher ses petits, morts eux aussi.

Si la création de ce jeu a pu permettre au développeur de gérer et d’accepter la mort de son père, grand bien lui en fasse. Mais vendre cet étron mal fini à 12€ sur consoles de salon, ça n’était pas obligé. Pas merci pour les deux heures de perdues.