Jouer à Kingdom Hearts en 2018, c’est jouer à un jeu résolument old-school. C’est aussi l’occasion de remarquer, 16 ans plus tard, à quel point le jeu vidéo a fait des progrès. Caméra infernale, sauts approximatifs, menus dramatiquement chiants à naviguer, tutoriels en carton, suite des niveaux aléatoire (il est parfois compliqué de deviner ce que le jeu veut que l’on fasse à un moment précis).

Cependant, le jeu reste profondément attachant. Son concept, déjà, lui permet de se diversifier facilement. Et puis même si la taille des niveaux est très limitée (PS2 oblige), ils ont tous un gimmick particulier. Alors parfois c’est raté, entendons-nous bien, mais quand ça marche on se prend vraiment au jeu.

Le début est particulièrement laborieux, mais la qualité va en s’améliorant au fur et à mesure, on comprend mieux ce qui se passe — mais il y a un mur à passer qui peut être dramatiquement frustrant, il ne faut pas hésiter à simplifier le jeu pour éviter des grinds ennuyants.

En conclusion Kingdom Hearts est en 2018 un jeu brouillon mais sympathique, et j’en attends pas mal des différentes suites sorties depuis moult années, car ils ont toutes les cartes en main pour réussir. Affaire à suivre !