Everybody’s Gone To The Rapture est un walking simulator, qui nous plonge dans un village anglais après une sorte d’apocalypse. Comme d’habitude avec The Chinese Room, la narration est découpée et cryptique, tel un puzzle qu’il faut assembler puis interpréter à sa sauce.

Le jeu est vraiment très joli et le village extrêmement réussi, on s’y croirait. Même si l’on ne croise jamais directement les personnages au cœur de l’histoire, on les voit sous forme de souvenir, où le très bon jeu d’acteur nous aide à nous immerger dans le monde.

Et c’est là la force du jeu : créer un univers où tout a l’air vraisemblable avec au final bien peu de choses. Malheureusement, ça ne suffit pas et le jeu possède quelques soucis qui m’ont au final assez éloigné.

Tout d’abord, si la progression linéaire est bien cachée par les possibilités d’exploration, les conditions pour déverrouiller la suite de l’histoire sont floues et peuvent faire tourner en rond pendant des heures. Le jeu est également extrêmement long, et malgré ses qualités il est difficile de ne pas commencer à s’ennuyer au bout d’un moment. D’autant plus si, comme moi, l’histoire ne vous accroche pas particulièrement.