Anamorphine est un jeu qui aurait pu, et aurait voulu, être important. Abordant les délicats sujets de la dépression et du stress post-traumatique, il souffre d’une réalisation tout bonnement catastrophique, qui court-circuite toute intention, aussi louable soit-elle.

Ainsi, au-delà d’un framerate absolument inacceptable (allant jusqu’aux freezes de 5 secondes sur PS4 !), il est un problème majeur : rien ne porte jamais le jeu. Ni game design malin, ni esthétique léchée, ni quoi que ce soit. Et la métaphore est définitivement brisée quand on se retrouve sur un effroyable vélo incontrôlable, ou que l’on tourne en boucle sans aucune raison parce que la suite ne s’est pas déclenchée à cause d’un bug, ou que l’on est entré trop profondément dans l’uncanny valley.

Un jeu clairement sorti dans un état pas fini, qui se fait du mal à lui-même, surtout en coûtant 20€… Passez votre chemin, il n’y a malheureusement rien à tirer de cet essai raté.