Doki Doki Literature Club a été un petit phénomène sur internet ces derniers temps. Ce visual novel d’inspiration japonaise reprend tous les clichés possibles et inimaginables du genre pendant ses deux premières heures de jeu, pour pouvoir se le ré-approprier plus tard. Si la première partie du jeu arrive très bien à surprendre le joueur par des thématiques intéressantes et profondes (bien qu’au final malheureusement très peu exploitées), la deuxième est a priori bien plus superficielle.

En effet, après avoir passé deux heures de dialogue assez idiots, ceux-ci sont déconstruits de manière habile qui poussent à la réflexion sur ces deux heures. J’ai vraiment beaucoup aimé ceci, et aurait aimé que ce soit bien plus poussé.

Cependant, comme précisé dans mon premier paragraphe, tout ceci va disparaître au travers d’une deuxième partie qui s’inscrit dans un registre résolument différent. Alors, il n’est plus question de déconstruction, mais bien de changement de genre narratif, pas forcément mauvais, mais qui fait tache avec ce que j’avais apprécié jusqu’ici. Pire : la finalité de l’œuvre n’est jamais claire et est soumise à interprétation. Alors, il pourrait y avoir une suite qui me ferait changer d’avis, mais en attendant j’en ressors avec un sentiment de gâchis.